Grâce à de nombreux labels, ces déchets sont souvent recyclés ou évités afin d’obtenir une consommation toujours plus responsable. Alors quels sont ses labels qui permettent à notre secteur de réduire l’impact environnemental que l’on peut générer ?

Imprim’vert

Le label Imprim’Vert est le plus réputé dans l’environnement des labels de l’imprimerie. Il permet de définir les entreprises qui souhaitent s’engager dans une démarche environnementale.

La marque Imprim’Vert a été créée en 1998 par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Loir-et-Cher et la Chambre Régionale de Métiers et de l’Artisanat du Centre. Depuis 2007, c’est le Pôle d’Innovation de l’Imprimerie qui en assure la gestion. Ce label est distribué par les comités d’attributions qui valident la conformité du cahier des charges. Ceux-ci se chargent de faire un contrôle physique tous les 3 ans afin de vérifier que l’entreprise est toujours conforme au cahier des charges. Le cahier des charges est basé sur 5 critères simples :

  • L’élimination conforme des déchets dangereux
  • La sécurisation du stockage des liquides dangereux
  • La non-utilisation de produit toxique
  • La sensibilisation des salariés et de la clientèle à la cause environnementale
  • Le suivi des consommations énergétiques du site

Tous ces critères doivent être minutieusement suivis afin d’assurer une limite dans les déchets environnementaux générés par l’imprimerie.


Les labels FSC et PEFC

FSC est une ONG internationale qui a pour objectif de promouvoir une gestion des forêts écologiquement appropriées, socialement bénéfique et économiquement viable. Spécialisée dans la sécurité des forêts, cette certification permet notamment d’assurer que le bois, utilisé pour le papier, provient d’une forêt gérée de façon responsable. Que signifie alors « une forêt gérée de façon responsable » ? Une forêt bien gérée est une forêt qui peut se renouveler sainement tout en apportant aux hommes ce dont ils ont besoin. Cela assure donc de ne pas détruire une forêt simplement pour fabriquer des meubles. Pour cette gestion équilibrée, on retrouve souvent la coupe d’arbres pour permettre aux autres arbres, plus beaux, de se développer. De même que pour le label Imprim’Vert, pour obtenir cette certification, il suffit de trouver son fournisseur qui ne travaille qu’avec des forêts gérées de façon responsable, puis de faire venir une personne de l’ONG afin qu’il vérifie si vous répondez au cahier des charges.

Du côté de PEFC, on retrouve un certificat similaire. En effet, PEFC s’axe sur la dimension sociétale de la forêt, la dimension environnementale de la forêt et la dimension économique lié à ce domaine. PEFC cherche donc à protéger ceux qui vivent au sein des forêts, la biodiversité de celles-ci tout en prenant en compte les emplois liés à ce domaine. PEFC est un pionnier de la certification forestière en France. Du côté de la certification, cela fonctionne comme pour FSC. Il suffit de choisir le bon prestataire de papier, un prestataire certifié PEFC, et d’effectuer l’audit annuel par l’organisme.



Les Ecolabels

Même si son nom n’est pas reconnu, le ruban de Möbius est l’une des labellisations les plus connues de notre génération. Il s’agit, tout simplement, du symbole universel des matériaux recyclables. Apposé sur les supports et les emballages, ce sigle signifie que le produit est recyclable. Il peut être accompagné d’un pourcentage qui indique la quantité de matière recyclée utilisée lors de la fabrication du produit. Pour l’obtenir, un contrôle est effectué par un membre de ce label ou un membre tiers qui utilise ce label.

L’Ecolabel « Copying Paper » cherche, lui, à contrôler toutes les étapes du cycle de vie du papier afin d’assurer l’approche environnementale de sa fabrication. Un cahier des charges spécifiques est demandé pour le secteur de l’imprimerie, si l’on souhaite l’obtenir. Grâce à ce label, la fabrication du papier est entièrement contrôlée afin d’éviter tout abus de pollution. À la différence de ses compères, il est le seul à pouvoir être utilisé dans toute l’Union Européenne. Cet écolabel est difficile à obtenir car il répond à un certain nombre de critères très précis. Un contrôle est effectué très régulièrement afin qu’il puisse rester sélectif.

Enfin, Ecofolio est une organisation qui aide à devenir davantage éco-responsable. Elle a pour mission de développer le recyclage des papiers en France. Cette organisation cherche donc à développer le recyclage du papier, une fois le support utilisé, afin d’éviter la pollution massive de notre environnement. Ecofolio cherche donc à rassembler les acteurs du papier autour d’une production plus responsable. Elle est également une taxe pour les donneurs d’ordres des imprimés papiers qui permet de contribuer à la collecte, la valorisation et l’élimination des déchets d’imprimés papiers.

Ainsi, ces labels sont complémentaires et permettent d’assurer une démarche environnementale plus saine.


La certification ISO 12647

Nous allons conclure par la certification la plus importante du secteur de l’impression : ISO. Cette certification permet de donner un cadre à la fidélité colorimétrique. L’objectif est de conserver la couleur de manière précise afin d’éviter les multiples retours. Cette norme permet ainsi de certifier que les valeurs des épreuves couleurs se trouvent dans les limites de tolérance colorimétrique. De nombreuses conditions doivent être réunis pour obtenir cette labellisation :

  • Résolution de la forme imprimante
  • Linéature des trames
  • Angles des trames
  • Tolérance du repérage entre les différents groupes de la presse offset
  • Et bien d’autres encore…

Ainsi, la norme ISO est certainement la plus difficile à obtenir mais permet de justifier d’une qualité d’exception ainsi que du respect de l’utilisation des encres.

« La première règle de l’écologie, c’est que les éléments sont tous liés les uns aux autres »